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Nouveauté collection "Politiques de la transition"

Pour une transition sociale-écologique. Quelle solidarité face aux défis environnementaux ?

Par Eloi Laurent (OFCE) et Philippe Pochet (ETUI).

Comment accélérer la transition de nos économies et de nos sociétés vers le bien-être et la soutenabilité ?

Alerter sur le « péril climatique » ne suffira pas : la peur paralyse davantage qu’elle n’incite à agir. Il faut proposer un récit commun positif, qui mobilise le principe de justice sociale. Car les crises écologiques renforcent les inégalités, tout comme les inégalités accroissent les dégâts environnementaux.

Pour cela, nous disent les auteurs, il est nécessaire de redéfinir le progrès social à la lumière du défi écologique, en visant l’égalité, l’emploi et la protection sociale. Quels instruments de justice environnementale mettre en place ? Suffira-t-il de « verdir » le capitalisme ou faudra-t-il changer de paradigme économique ? Quel rôle pour les syndicats dans la transition ? Comment mutualiser les nouveaux risques pour en minimiser l’impact ?

Ce livre avance dix propositions pour faire de la transition sociale-écologique un nouvel horizon démocratique.

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Financer la transition écologique des territoires par les monnaies locales

Les monnaies locales offrent un complément précieux aux politiques publiques de la transition écologique, à condition d’être mobilisées dans ce sens et de s’insérer dans les circuits de financement de l’investissement écologique et de l’équipement des ménages. Leur circulation permettrait alors de mieux orienter l’activité économique vers les ressources inexploitées d’un territoire et de renforcer l’économie de proximité. Ces monnaies se prêtent notamment au financement des services sociaux et environnementaux dont la rentabilité n’est pas assurée selon les critères marchands classiques.

Cette note propose ainsi plusieurs solutions pour faire des monnaies locales un outil de la transition écologique des territoires. Premièrement, il s’agit d’en renforcer la circulation en explorant les possibilités de la loi sur l’économie sociale et solidaire de 2014. Deuxièmement, les monnaies locales peuvent être reliées directement aux politiques de soutien aux investissements de la transition écologique des territoires. Enfin, l’émission de monnaies locales en contrepartie de services environnementaux rendus par la transition sanctionnerait la reconnaissance d’une nouvelle richesse territoriale, et les circuits monétaires locaux permettraient de mettre cette richesse au profit des territoires en question.

PRIX DU LIVRE D’ECOLOGIE POLITIQUE 2015

Faut-il donner un prix à la nature ? Jean Gadrey et Aurore Lalucq

Le livre de Jean Gadrey et d’Aurore Lalucq (collection "Politiques de la transition" - Institut Veblen/Les petits matins) a reçu le Prix de l’écologie politique 2015, décerné par la Fondation de l’écologie politique dans le cadre des tribunes de la presse.

Le principe du « pollueur payeur » semble communément admis. Un dommage écologique, souvent à l’origine de dommages humains, aurait ainsi une traduction monétaire juste. Mais alors, comment déterminer le montant dû ? Est-ce vraiment la solution la plus efficace pour surmonter la crise écologique ? Faut-il « mettre la nature à prix » pour la préserver ? Les outils inventés par les économistes à cet effet sont-ils fiables ? Le débat fait rage. Il est parfois très technique, rendu opaque aux citoyens. Il est pourtant essentiel que tous s’en emparent. Si la nature n’a pas de prix, la protéger a un coût – et ne pas la protéger plus encore. Dans certains cas, le recours à des outils monétaires peut faire partie des atouts de la transition. S’appuyant sur des exemples concrets, les auteurs passent au crible les différents dispositifs. Ils détaillent les expériences positives comme les dérives du système, rendent compte des controverses au sein des milieux environnementaux et industriels et formulent des propositions qui peuvent nourrir les politiques de transition en France et en Europe.

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