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L’Ecologisme des pauvres

L’écologie, un luxe réservé aux pays riches ? Faux, rétorque Joan Martínez Alier, qui prouve à travers ce livre que justice sociale et préservation de l’environnement, loin de se concurrencer, vont de pair. À rebours de la croyance selon laquelle il faudrait avoir atteint un certain niveau de confort pour se « permettre » d’être écologiste, l’auteur montre qu’il s’agit souvent d’une question de vie ou de mort pour les plus démunis.

Ainsi, tout comme il existe un écologisme de l’abondance (le tri sélectif ne peut s’inventer que dans des endroits où les poubelles débordent !), il existe partout dans le monde un écologisme des pauvres. Car non seulement les pauvres dépendent étroitement de leur environnement pour survivre, mais c’est aussi vers eux que sont transférées les activités les plus polluantes. Dans ce livre devenu un classique de l’écologie politique, Joan-Martínez Alier s’interroge sur les calculs possibles pour déterminer un prix « écologiquement correct » intégrant les dégâts environnementaux et sociaux. Mais, bien au delà, il insiste sur l’incommensurabilité des valeurs : quel prix donner à une vie humaine ? Quel prix pour une terre « sacrée » détruite par une mine de cuivre, ou pour une communauté entière exposée à des déchets toxiques ?

Aujourd’hui, petit à petit, la notion de justice environnementale fait son chemin. L’idée de dette écologique également : ceux qui utilisent le moins de ressources ne seraient-ils pas les créanciers de ceux qui les gaspillent ? Autrement dit, les riches n’auraient-ils pas une dette écologique envers les pauvres ?

L’écologisme des pauvres, une étude des conflits environnementaux dans le monde, Joan-Martinez Alier, Institut Veblen-Les petits matins, septembre 2014.

De nouvelles formes de partage : la solidarité au delà de l’économie collaborative

Juin 2014

Dressant un vaste panorama de nouvelles pratiques collaboratives, Jean-Michel Servet propose dans cet essai la notion des biens communs pour distinguer les formes de partage à caractère réellement solidaire des modèles économiques qui ne le sont pas vraiment, bien qu’ils se réclament du partage à travers la collaboration.

En librairie actuellement :

Modeste proposition pour résoudre la crise de la zone euro

Par James K. Galbraith, Stuart Holland et Yanis Varoufakis
Lire la préface de Michel Rocard

« Une vraie solution d’économistes. C’est intriguant, stimulant. » Philippe Lefébure, France Inter

Non, le problème majeur de la zone euro n’est pas la dette. Celle-ci n’est que le symptôme d’un mal plus profond : l’architecture défaillante de la zone euro.
Face à l’urgence, il faut se montrer réaliste et pragmatique : on ne va pas changer les traités et rouvrir des débats source de division.
Tout l’intérêt de cet ouvrage est de formuler une proposition immédiatement applicable pour sortir de la crise, s’inscrivant dans le cadre institutionnel actuel et propre à remettre la zone euro sur la voie de la prospérité.